La maladie de Gilles de la Tourette est une grave affection neurologique que l'on devrait nommer syndrome puisqu'elle se traduit par les diverses manifestations suivantes, à des degrés variables :

  • troubles obsessionnels-compulsifs (TOC) ;
  • tics verbaux et sonores : la coprolalie, symptôme touchant entre 10 et 15% des cas recensés et l'écholalie, plus fréquente ;
  • tics moteurs (spasmes musculaires) affectant le cou, les membres antérieurs, le tronc et aussi, dans plusieurs cas, le visage avec grimaces et crispations incontrôlées.

2006-05-28-17-17-58.JPGJe commence sérieusement à me demander si je ne suis pas bon pour Sainte-Anne vu les symptômes de Tourette qui m’accablent. Le syndrome de Tourette, oui, oui, vous savez, cette maladie qui affecte les muscles et le discours et qui fait proférer toute sorte d’insultes à voix haute. Généralement accompagnés d’un tic, ces insultes sont incontrôlables et les patients de Tourette coupés du monde de par leur manque de compétence sociale apparent.

Je vous explique, dès que je me retrouve dans une situation délicate ou lorsque je me sens mal à l’aise dans un contexte donné, j’ai tout à coup cette pulsion incontrôlable de crier une cochonceté ou un gros mot très embarrassant. Pour l’instant je suis parvenu à contenir ces pulsions mais je suis à deux doigts de me ridiculiser en public. Par exemple, l’autre soir, j’étais invité à l’Opéra. La musique était douce et reposante, un silence impeccable envahissait la salle au moment où la flûtiste entreprit son petit solo délicat. C’est à ce moment que je me suis mis à me battre contre moi-même pour ne pas hurler COUILLES DE PHOQUE au public émerveillé.

La petite vielle du premier me parle de temps en temps des bruits suspects qu’elle entend la nuit. J’ai du mal à me concentrer sur ce qu’elle me dit. Mais depuis quelques jours, une pensée m’obsède. Et si je lui foutais une baffe ? Il suffirait d’un petit geste et hop ! une tarte dans la gueule à la vieille. Si mon cerveau ne contrôlait plus mon bras, bang, la vieille par terre dans l’escalier ! Alors qu’elle me parle, je sens quasiment ma main s’approcher de sa petite joue ridée. Elle est toute menue et ma main si grande et si proche. Oh!

Ainsi, si mon corps prenait le contrôle de mon cerveau, je pourrais dire et faire les pires choses. Récemment, l’envie de crier Vagin au cinéma me travaille énormément ou encore l’envie de sortir mon zizi devant tout le monde lorsque je fais une présentation au boulot est omniprésente dans ma petite tête.

Oh! attention, ça recommence! ah!

Couilles de vieux, pendantes

Ah…